Archives pour août 2008

Michel Vastel (1940-2008)

Samedi 30 août 2008

Ainsi, le Québec vient de perdre probablement l’un des géants du journalisme en la personne de Michel Vastel.  Ce dernier a malheureusement perdu son vaillant combat face au cancer de la gorge, hier soir, dans sa résidence en Estrie.  Français de naissance, Vastel s’est fait un nom de lui-même dans les médias du Québec en publiant des textes audacieux mais justes pour La Presse, le Journal de Montréal et L’Actualité, tout en animant des émissions d’affaires publiques et politiques à TVA et à Radio-Canada.

C’est dalleurs dans le magazine L’Actualité qu’il avait publié le fameux texte qui prédisait l’invasion et l’occupation criminelle d’Ayiti par l’entremise d’un coup d’état cautionné par Washington, Paris et le gouvernement Chrétien/Martin.  Nous savons la suite.

Son style hors-pair d’interviewer les personnalités politiques va certainement nous manquer.

Merci et adieu M.Vastel. Et toutes mes condoléances à sa famille.

Isaac Hayes (1942-2008): La mort de Black Moses.

Mardi 12 août 2008

Je ne sais pas quoi dire à propos de la nouvelle devastatrice de la mort d’Issac Hayes.  Déjà que je vis avec amerturme le décès de Bernie Mac, mais cette annonce du décès de “Black Moses” est beaucoup plus dure à avaler.   C’est Isaac Hayes qui m’a permis de connaitre Shaft et quasiment la blaxploitation.  De plus, il me faisait pleurer de rire dans la voix de Chef dans la série TV culte South Park.  Il faut dire aussi qu’il est le premier artiste noir à remporter un oscar pour la meilleur musique originale pour Shaft en 1972 en plus de gagner plusieurs Grammys durant sa carrière.

Hayes est décédé dimanche d’une cause inconnue après qu’on l’ait découvert inconscient à son domicile de Memphis, au Tennessee.  Et ce à 10 jours de son 66ème anniversaire de naissance.  Incroyable!

Que son âme repose en paix.

Pour lui rendre hommage, voici un clip de la chanson phare “Theme from Shaft”.

BERNIE MAC (1957-2008)

Dimanche 10 août 2008


I was shocked and saddened by the news of Bernie Mac’s sudden passing, yesterday.  Bernie Mac, born Bernard Jeffrey McCullogh in Chicago, was one of my favorite comedians of all time thanks to his jokes based on his life experiences.   I still remember his classic monologue on camera in Spike Lee’s 2001 movie The Original Kings of Comedy where he criticized Hollywood’s reticence on giving him a television show on primetime despite being regarded as one of the top stand-up comedians in the business through his famous quote “Ain’t scared of y’all muthafuckas”, his notable appearances at HBO’s Def Comedy Jam as well as his primetime show on Fox from 2001-2006. He has to be placed among the greats due to his honest social commentaries in his sketch.

He’ll be sorely missed by all of us.  Rest in Peace, Bernie.

Gilles Proulx racroche le micro pour de bon

Jeudi 7 août 2008

C’est une page d’histoire de la radio québécoise qui est tournée avec la retraite de Gilles Proulx, un géant de la radio québécoise, comme animateur après 46 ans de métier dont 24 ans comme maitre de cérémonie de l’émission culte Le Journal du Midi, diffusée sur les ondes respectivement de CJMS, CKAC et du 98,5FM, de 1984 à 2008.

Fort connu pour son franc-parler, Proulx a su attirer des milliers d’auditeurs chaque midi grâce à ces commentaires acerbes mais justes sur la société québécoise et des politiciens autant souverainistes que fédéralistes.  Durant toute sa carrière, il a su démontré sa réputation de bagarreur de la radio en écorchant beaucoup de personnalités du monde politique, artistique et sportives dont Bernard Landry, Jean Charest, Sammy Forsillo, Gérard Tremblay, Jacques Dupuis et Bernard Drainville, sans oublier Nathalie Simard et certains sportifs évoluant à Montréal qui refusent d’apprendre le français.  De plus, il fut l’un des rares journalistes à utiliser son micro pour dénoncer, par voie d’humour et de sarcasme, les inerties de la société québécoise et de sa population, telles que les incompétences de la police (appelée la Police Boom boom boom boom); la régression du français au Québec, surtout à Montréal avec la plupart des immigrants qui persistent à utiliser l’anglais comme langue d’usage; et le manque de courage des politiciens à protéger la culture québécoise de l’influence anglo-étasunien.

Mais ce qui risque de manquer à tous les fans de cette émission, incluant votre humble auteur, c’est surtout la fameuse tribune téléphonique d’où la plupart des auditeurs pouvaient s’exprimer sur les sujets abordés durant l’émission. Dalleurs, c’est dans cette tribune que l’on a eu droit à beaucoup d’appels provenant d’imbéciles heureux qui profitent du moment pour acquérir leur 15 minutes ou plutôt leur 15 secondes de gloire.  C’est parfois avec beaucoup d’humour et de colère que Proulx réglait le cas à ces gens en “les jetant en bas des escaliers” (terme qu’il utilise avec le son d’une débandade sur les escaliers).

Même si que ses opinions ne faisaient pas l’unanimité, de même que ses fréquents dérapages qui ont irrités plus d’un, Gilles Proulx mérite les honneurs qui lui sont dus pour toutes ces années de services au sein de la population.

Nous lui souhaitons bonne chance dans ses projets futurs.