C’est une page d’histoire de la radio québécoise qui est tournée avec la retraite de Gilles Proulx, un géant de la radio québécoise, comme animateur après 46 ans de métier dont 24 ans comme maitre de cérémonie de l’émission culte Le Journal du Midi, diffusée sur les ondes respectivement de CJMS, CKAC et du 98,5FM, de 1984 à 2008.
Fort connu pour son franc-parler, Proulx a su attirer des milliers d’auditeurs chaque midi grâce à ces commentaires acerbes mais justes sur la société québécoise et des politiciens autant souverainistes que fédéralistes. Durant toute sa carrière, il a su démontré sa réputation de bagarreur de la radio en écorchant beaucoup de personnalités du monde politique, artistique et sportives dont Bernard Landry, Jean Charest, Sammy Forsillo, Gérard Tremblay, Jacques Dupuis et Bernard Drainville, sans oublier Nathalie Simard et certains sportifs évoluant à Montréal qui refusent d’apprendre le français. De plus, il fut l’un des rares journalistes à utiliser son micro pour dénoncer, par voie d’humour et de sarcasme, les inerties de la société québécoise et de sa population, telles que les incompétences de la police (appelée la Police Boom boom boom boom); la régression du français au Québec, surtout à Montréal avec la plupart des immigrants qui persistent à utiliser l’anglais comme langue d’usage; et le manque de courage des politiciens à protéger la culture québécoise de l’influence anglo-étasunien.
Mais ce qui risque de manquer à tous les fans de cette émission, incluant votre humble auteur, c’est surtout la fameuse tribune téléphonique d’où la plupart des auditeurs pouvaient s’exprimer sur les sujets abordés durant l’émission. Dalleurs, c’est dans cette tribune que l’on a eu droit à beaucoup d’appels provenant d’imbéciles heureux qui profitent du moment pour acquérir leur 15 minutes ou plutôt leur 15 secondes de gloire. C’est parfois avec beaucoup d’humour et de colère que Proulx réglait le cas à ces gens en “les jetant en bas des escaliers” (terme qu’il utilise avec le son d’une débandade sur les escaliers).
Même si que ses opinions ne faisaient pas l’unanimité, de même que ses fréquents dérapages qui ont irrités plus d’un, Gilles Proulx mérite les honneurs qui lui sont dus pour toutes ces années de services au sein de la population.
Nous lui souhaitons bonne chance dans ses projets futurs.
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